L'asthme

A la fois maladie banale et  lourde, l'asthme est une affection pulmonaire chronique qui se manifeste par une difficulté respiratoire plus ou moins grave. Il se trouve que sa progression s'est développée dans les pays riches depuis les années 60, et même si l'on maitrise de mieux en mieux son traitement, il semblerait, d'après une étude récente, que 95% des asthmatiques sont mal soignés. Le point sur cette maladie et ses traitements.
L'asthme se manifeste par une inflammation des voies respiratoires, en particulier des bronches et bronchioles, entrainant une difficulté pour respirer, accompagnée d'essoufflement, d'oppression au niveau de la poitrine et d'une respiration sifflante. Cet état n'est pas permanent dans la plupart des cas, mais prend la forme de crises, souvent liées à des facteurs bien particuliers comme la présence de fumées ou de substances allergènes présentes dans l'environnement du patient. Il semblerait par ailleurs que les âges d'apparition de cette maladie soit l'enfance, puis le début de la quarantaine.

Comment se manifeste une crise ?

Dans la pratique, il s'agit d'une diminution de l'ouverture des bronches et d'une contraction des muscles de leur paroi, dues à l'inflammation. Il s'en suit alors une toux sèche, qui inaugure en général la crise, puis une respiration difficile avec respiration sifflante très caractéristique, et des expectorations.

Quelles sont les causes ?

En tout état de cause, il semble que les origines soient doubles : environnementales et génétiques. Un facteur inflammatoire entraine la formation de mucus dans les bronches, empêchant une bonne circulation de l'air, et provoquant en outre une contraction des muscles, qui ferme l'accès des bronches. Des allergies sont assez souvent liées à l'asthme.

Quels sont les facteurs aggravants ?

Ils peuvent provoquer une crise mais ce ne sont pas eux les causes à l'origine de l'asthme.
- La fumée de cigarettes ou autres tabacs
- Les poussières, acariens, pollens, poils d'animaux
- Des aliments
- Des émotions fortes
- Des infections des voies respiratoires
- L'exercice physique intense pratiqué en hiver

Les symptômes

Comme expliqué précédemment, ces symptômes peuvent être chroniques ou occasionnels. Un facteur déclenchant favorisent souvent leur apparition, et ils ont tendance à être plus nets pendant la nuit. Ce sont : un essoufflement ou de la difficulté à respirer, une sensation d'oppression dans la poitrine, une respiration sifflante très audible, une toux sèche. La crise, elle, aggrave les symptômes décrits, et certains signes doivent vous conduire à appeler les secours d'urgence : sueurs profuses, rythme cardiaque accéléré, problèmes pour parler et tousser, confusion, lèvres ou doigts bleus, somnolence.

Les complications éventuelles

La plupart des personnes atteintes d'asthme peuvent mener une vie normale et contrôler leurs crises. Reconnaître les signes annonciateurs d'une crise aide à mieux la gérer. Mais si l'asthme est mal contrôlé, il peut entrainer des symptômes permanents et mettre en danger la vie du patient, chez qui il provoque une détresse respiratoire.

Les personnes concernées

Il existe plusieurs catégories de personnes à risque, pouvant présenter plus que d'autres la possibilité de développer de l'asthme au cours de leur vie. Il s'agit principalement des individus avec des parents ou des frères et sœurs déjà asthmatiques, ceux qui ont une prédisposition génétique aux allergies, les personnes obèses, celles qui présentaient un petits poids au moment de la naissance, ou celles qui présentent un reflux gastro-oesophagien, ce dernier aggravant les symptômes d'asthme. A ceux-ci il convient d'ajouter les individus qui sont sujets à une exposition à des produits chimiques comme les plastiques, la peinture, les produits utilisés en coiffure.

Les facteurs de risques

Dans notre environnement, ont été également mis en évidence un certain nombre de facteurs aggravants, qui expliqueraient l'augmentation des patients asthmatiques depuis la fin du 20ème siècle. Il s'agit essentiellement de la pollution propre aux villes et du tabagisme tant actif que passif, y compris durant la grossesse.

Les traitements

L'asthme ne se soigne pas, mais il peut être contrôlé, et la fréquence des crises diminuée.
Lorsque une allergie y est associée, on peut pratiquer des séances de désensibilisation aux allergènes responsables.
Quoi qu'il en soit, il faut parvenir à trouver les éléments déclencheurs des crises afin de les limiter, et également bien repérer les signes annonciateurs pour parer aux symptômes de la crise. Les traitements médicaux servent avant tout à faciliter la respiration et à diminuer l'inflammation, ils sont le plus souvent sous forme d'inhalateurs, afin d'être rapidement actifs. C'est un traitement simple et avec peu d'effets secondaires, mais qui doit être correctement utilisé : vous devez impérativement employer les bons gestes pour un soin efficace.
Il faut toutefois préciser que ces médicaments se divisent en deux catégories :
- Les traitements de crise : ce sont des bronchodilatateurs, qui servent à soulager les crises, en agissant très rapidement (comme la Ventoline). A avoir en permanence avec soi.
- Les traitements de fond : ils sont efficaces sur la longueur et doivent être pris chaque jour afin de diminuer la survenue des crises. Ce sont par exemple des corticostéroïdes, ou des bronchodilatateurs à action lente.

La prévention

Elle consiste essentiellement à diminuer le plus possible les facteurs de risques extérieurs, en particulier à éviter le tabagisme. En ce qui concerne les allergies, des recherches sont actuellement en cours.

Le dépistage

Il est évidemment très utile de dépister l'asthme le plus précocement possible, c'est-à-dire dès son apparition chez le patient. Des tests de spirométrie peuvent être conseillés aux patients susceptibles de développer la maladie. Il faut simplement souffler dans un  embout relié à un appareil électronique qui mesure les capacités pulmonaires.

Les autres approches

Il y a peu d'études sur l'utilisation d'autres approches dans le traitement de l'asthme : il semble toutefois que la pratique du yoga peut aider à diminuer la consommation de médicaments chez les patients asthmatiques tout en en améliorant leur qualité de vie autant physique que psychique.

En conclusion, on peut vivre à peu près normalement en ayant de l'asthme, à condition de le contrôler. C'est le cas si le patient asthmatique voit ses symptômes apparaître moins de 4 fois par semaine, s'il n'est pas obligé de s'absenter de son travail en raison de ses symptômes, s'il peut avoir une activité physique sans trop de restrictions, si son sommeil n'en est pas perturbé plus d'une fois par semaine, et si le traitement de secours n'est pas nécessaire plus de 3 fois par semaine.



Auteur : Cathy Borie http://porteplume2a.com
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