La luminothérapie

Nombre d'entres nous se sentent moins en forme à l'approche de l'hiver, quand la lumière décroît et que la nuit l'emporte sur le jour… La luminothérapie, voilà la solution ! A quoi correspond exactement ce terme ? A qui s'adresse la luminothérapie et que soigne-t-elle ? Voici quelques réponses.

On appelle luminothérapie une pratique qui consiste à exposer un patient de façon très régulière à une lumière artificielle imitant celle du soleil. Les effets thérapeutiques de la lumière ont été constatés dès la fin du 19ème siècle : stimulation du système immunitaire, lutte contre les infections, en ont été les premières cibles. Puis, à la fin du 20ème siècle, la dépression saisonnière et les insomnies entrent dans le champ des indications traitées par la luminothérapie.

Comment ça marche ?

La luminothérapie agit sur le métabolisme de la mélatonine, encore appelée hormone du sommeil : si on stimule dès le matin certains photorécepteurs de la rétine, cela bloque la transformation de la sérotonine en mélatonine pendant la journée, et entraîne donc une reprogrammation qui provoque une sécrétion normale de mélatonine pendant la nuit, donc une meilleure qualité de sommeil.
Le réveil est lui aussi amélioré, et la vigilance pendant la période d'éveil s'avère plus efficace.
En outre, puisque l'horloge biologique est régulée, la synchronisation des rythmes biologiques est meilleure, le bien-être et l 'énergie vitale sont plus présents.
Enfin, en augmentant le niveau de sérotonine, la luminothérapie régule l'appétit et a un effet antidépresseur.

Dans quels cas y avoir recours ?

· les dépressions saisonnières, c'est-à-dire les dépressions liées au manque de lumière entre octobre et mars, se caractérisant par une baisse nette d'énergie et un état de tristesse.
· les dépressions classiques, en complément des médicaments, dont elle permet de diminuer les doses et de renforcer l'action.
· les troubles du sommeil, que ce soit à l'endormissement ou en milieu de nuit avec des réveils intempestifs.
· les troubles liés au décalage horaire : elle aide alors à une réadaptation plus courte.
· les états de fatigue liés à certaines maladies comme la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson.
· les troubles liés à l'âge, concernant le sommeil, mais aussi les manifestations de démence sénile, ou celles de la maladie d'Alzheimer..

Les contre-indications

Il en existe quelques-unes : la dégénérescence maculaire liée à l'âge, la rétinopathie, le glaucome, la cataracte, toutes pathologies concernant les yeux.

Et n'oubliez pas qu'un des moyens les plus simples et les moins coûteux de bénéficier des bienfaits de la lumière est de profiter de toutes les occasions pour s'exposer à celle du soleil, en particulier pendant les mois d'automne et d'hiver : les balades dans la nature, mais aussi les pauses aux terrasses de café ou les marches en pleine ville pendant les journées ensoleillées sont des travaux pratiques à ne pas négliger !

Auteur : Cathy Borie http://porteplume2a.com
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