La maladie de Parkinson

C'est l'une des maladies neuro-végétatives les plus connues : la maladie de Parkinson touche le système nerveux central, et elle provoque des anomalies et des dysfonctionnements moteurs, dont les effets sont évolutifs. Elle est rare avant 45 ans, et elle atteint 1,5 % des plus de 65 ans. Cette maladie est due à la dégénérescence de certains neurones situés dans une structure de la base du cerveau, ceux qui produisent la dopamine. Comment se manifeste-t-elle ? Quels sont les traitements ? Comment évolue cette maladie ? Quelle peut être la prise en charge ? Voici quelques réponses.

Les symptômes

Ils sont au nombre de trois et suffisent en général au diagnostic de la maladie.
- Le tremblement : il apparaît au repos et c'est un tremblement lent et régulier, qui est absent au moment des mouvements volontaires et en période de sommeil, et qui augmente en cas d'émotion ou de concentration. C'est un tremblement souvent asymétrique. Cependant, il existe un malade sur trois qui ne présente pas de tremblement.
- La rigidité musculaire : elle correspond à une hypertonie musculaire, elle aussi asymétrique, et touche le dos, les bras et les jambes.
- L'akinésie : les mouvements sont plus lents et quelquefois difficiles à mettre en route. Cela provoque une difficulté à se déplacer, avec des pas plus petits et une posture penchée vers l'avant, des expressions du visage atténuées, une voix plus monocorde, une écriture qui devient plus difficile, petite et serrée.
Ces symptômes sont mis en évidence lors d'un examen clinique et d'un interrogatoire, mais ils n'apparaissent pas toujours au moment de la consultation, ce qui complique le diagnostic.
Les premiers symptômes se présentent souvent d'un seul côté du corps, et en général au niveau d'un membre supérieur. S'ajoutent à ce tableau la plupart du temps des troubles de l'humeur, de l'attention et de la mémoire au cours de l'évolution de la maladie.

Les traitements

Il n'existe aucun traitement qui soigne définitivement la maladie de Parkinson : en revanche, des médicaments aident à remédier aux symptômes, et à retarder leur évolution, des aides apportées par des professionnels de santé permettent de soulager les patients, et une intervention chirurgicale peut être envisagée dans certains cas.
- Les médicaments : ils essaient tous de compenser la perte de production en dopamine due à la destruction des neurones. Le traitement le plus connu est la Levo-dopa, qui corrige ce déficit, et a montré son efficacité pour pallier le manque en dopamine et pour diminuer l'intensité des symptômes, surtout au cours des premières années de la maladie. Elle semble cependant produire à long terme des complications au niveau moteur. D'autres médicaments contiennent des substances qui ont une action similaire à la dopamine et ils ont apparemment une efficacité plus longue dans le temps. Enfin,  on utilise aussi d'autres types de médicaments pour diminuer les tremblements et des calmants contre l'anxiété.
- L'intervention chirurgicale : elle peut être proposée aux patients qui réagissent mal aux traitements médicamenteux, à condition qu'ils n'aient pas de troubles psychiatriques graves ni de troubles de la mémoire. Il s'agit d'implanter une électrode dans le noyau sub-thalamique du cerveau pour stimuler cette zone.
- La prise en charge générale : outre les techniques qui visent à traiter les symptômes eux-mêmes, on peut aider le malade en lui apportant une meilleure qualité de vie, avec l'intervention de professionnels de la santé tels kinésithérapeute et orthophoniste. Le premier pratiquera une rééducation fonctionnelle qui empêchera l'installation des raideurs musculaires, les mauvaises positions, et conservera une musculature correcte grâce à une batterie d'exercices. Le second aide à travailler la voix et l'écriture. Une prise en charge psychologique est également conseillée pour éviter un possible état dépressif. En effet, la dopamine est une substance qui n'est pas seulement importante pour le mouvement mais aussi dans l'équilibre émotionnel de l'individu.

Evolution de la maladie

La maladie de Parkinson fait partie des maladies neuro-végétatives : cela sous-entend donc que les lésions vont progresser et que les symptômes vont augmenter avec le temps. Toutefois, on ne peut faire de prédiction précise pour un malade donné : plusieurs paramètres peuvent entrer en ligne de compte, comme le sommeil, l'émotion, le stress.
Le tableau brossé ci-dessus semble bien sombre : il existe cependant des conseils permettent de ralentir le développement de cette maladie, et qui portent sur la vie quotidienne. En effet les gestes les plus simples deviennent de plus en plus difficiles pour les patients, rendant leur vie pénible et compliquée. On peut donc aider le patient en lui facilitant ce quotidien : voici quelques pistes.
- L'alimentation : aucun régime particulier n'est indispensable, mais il est recommandé de manger des fruits et des légumes en quantité suffisante et des céréales riches en fibres. Il faut également veiller à bien s'hydrater en particulier en cas de fortes chaleurs.
- L'habillement : les patients atteints de Parkinson ont du mal à se mouvoir, il faut donc les aider à éviter des gestes trop difficiles à exécuter. Pour attacher les vêtements, pressions ou velcro seront préférables aux boutons. Idem pour les chaussures : préférer celles qui s'enfilent ou qui se ferment avec des scratch que celles à lacets.
- La toilette : poser une barre d'appui dans la douche ou la baignoire pour aider le patient à se relever, ajouter un tapis antidérapant au fond de la baignoire, placer un siège à l'assise assez élevée devant le lavabo.
- L'exercice physique : il est essentiel pour retarder le développement de la maladie. L'activité physique permet de garder une meilleure mobilité, elle améliore l'équilibre, et favorise une bonne coordination des gestes. En plus des exercices qui seront travaillés avec le kinésithérapeute, le patient pourra s'entrainer seul (cf. quelques exemples sur le lien suivant : http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1085_parkinson_exercices.htm
- Divers : il est également conseillé d'avoir une vie équilibrée, avec en particulier un sommeil suffisant et des moments de repos réguliers. Ne pas négliger non plus la régularité dans la prise des médicaments, qui est un facteur de meilleure efficacité de ces derniers.

Auteur : Cathy Borie http://porteplume2a.com
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