L'ostéporose

L’ostéoporose est une maladie liée à l’âge : étant donné l’augmentation de la durée de vie des individus, elle devrait donc se développer dans les années à venir, d’où l’intérêt de mettre en place une prévention efficace, de faciliter le diagnostic de cette pathologie, et de connaître les traitements possibles.
En effet, une étude canadienne conclue que 4 femmes sur 10 auront à subir une fracture à cause de l’ostéoporose. Ces fractures concernent essentiellement les os de la colonne vertébrale, du poignet et de la hanche.
Quel rapport avec l’âge ? Il se trouve qu’à partir de 40 ans, la masse osseuse décline de 1%à 2% par an, ce processus s’accélérant dans les 10 années après la ménopause. Les hommes sont aussi touchés dans une moindre mesure, avec une perte plus progressive de la masse osseuse, mais bien réelle après 65 ans.
Quelle prévention mettre en œuvre ?
Dans l’idéal, cette prévention est à exercer dès l’enfance en pratiquant une activité sportive régulière sans être trop intensive. Cette activité permet d’acquérir un squelette plus résistant et de constituer des réserves de masse osseuse. Pendant la période adulte, il ne faut pas non plus négliger le travail musculaire, qui stimule et renforce les os : à privilégier, les exercices qui font travailler en résistance (poids, haltères, appareils de musculation, jardinage), et les exercices de mise en charge (course à pied, sauts, tennis et les sports d’équipe) ainsi que ceux pratiqués sur les zones les plus fragiles, comme les jambes (pour éviter une fracture du col du fémur).
Autre point important, l’apport de calcium par l’alimentation. Là aussi, il faut surveiller cet apport dès l’enfance, car le calcium est nécessaire au bon fonctionnement de toutes les cellules du corps. Il suffit de manger régulièrement des produits laitiers, des poissons comme le saumon et la sardine, des légumes comme les brocolis, et des produits à base de soja.
La vitamine D améliore l’absorption du calcium et cela peut être un plus d’en apporter en supplément après 50 ans, comme c’est le cas pour les enfants avant 3 ans.

Comment diagnostiquer la maladie ?

Il n’existe pas de réels symptômes, et la perte osseuse ne peut se constater qu’après une éventuelle fracture, ou en effectuant un examen médical prédictif.
Pour mesurer l’ostéoporose, il existe un examen médical incontournable : la densitométrie osseuse, encore appelée ostéodensitométrie. Comme son nom l’indique, elle permet d’évaluer la densité de l’os. Si cette dernière est faible, le risque de fracture est plus élevé.
Cet examen utilise les rayons X, et est en général pratiqué sur la colonne vertébrale ou le col du fémur, zones courantes de fractures chez les patients souffrant d’ostéoporose. Il est absolument indolore, il n’y a aucune injection et aucun prélèvement n’est effectué. De plus l’irradiation nécessaire est très faible.
Il existe depuis quelques temps une nouvelle technique d’examen basée sur la technique des ultrasons, encore peu employée mais très prometteuse.
A signaler également : les patients à risques pourront subir cet examen de dépistage avec une prise en charge à hauteur de 70% du tarif pratiqué.
Les personnes à risques :
Savoir si l’on fait partie de la population à risques est un bon moyen de surveiller son mode de vie et de se faire diagnostiquer pour éviter l’accident. Voici donc une petite liste des individus concernés en priorité par l’ostéoporose :
• Les plus de 65 ans
• Les patients ayant eu un écrasement de vertèbres
• Les femmes ayant subi une ménopause précoce (les œstrogènes contribuent en effet au maintien de la masse osseuse)
• Les patients ayant des antécédents familiaux d’ostéoporose
• Les patients traités aux corticostéroïdes
• Les femmes ayant eu des périodes d’aménorrhée prolongée hors grossesse
• Les malades atteints de la maladie de Crohn, d’arthrite rhumatoïde, ou d’hyperthyroïdie.
Mais il est également important de connaître les facteurs qui augmentent le risque de présenter la maladie, même si leur importance est moindre que la liste précédente. A éviter donc :
• Le manque d’activités physiques
• Le manque de vitamine D
• Le tabac
• Une alimentation pauvre en calcium
• Une importante perte de poids à l’adolescence ou au début de l’âge adulte
• L’alcool en quantité importante
• Une forte consommation de caféine

Les traitements

Plusieurs traitements sont à la disposition des médecins pour soigner l’ostéoporose, une fois le diagnostic posé. Le but est de freiner la dégénérescence et de préserver la densité minérale osseuse, afin de diminuer le plus possible les risques de fractures.
La première solution consiste souvent en une association de calcium et de vitamine D, en particulier chez les personnes âgées. Mais cet apport est la plupart du temps couplé à un traitement plus sophistiqué.
• La calcitonine : c’est une hormone qui est produite par la thyroïde et qui ralentit la perte osseuse, elle est en général utilisée par voie nasale, en particulier au Canada.
• Les bisphosphonates : eux aussi ralentissent la perte osseuse, ils peuvent être pris en comprimés, de façon quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle suivant les formulations.
• Le raloxifène, qui remplace les effets des œstrogènes.
• La parathormone synthétique, qui est indiquée dans les cas d’ostéoporose aigue, administrée sous forme d’injection.
Il faut ajouter que l’hormonothérapie substitutive à la ménopause contribue à ralentir la perte de masse osseuse, mais n’est pas prescrite comme traitement à l’ostéoporose du fait des autres risques qu’elle peut induire.

En conclusion

L’ostéoporose, et surtout les conséquences qui lui sont liées, c’est-à-dire les chutes pouvant entrainer des fractures invalidantes,  sont loin d’être une fatalité. Une prévention est possible de façon efficace, afin d’éviter les drames évoqués par les chiffres suivants : une personne sur deux deviendra dépendante après une fracture de la hanche, et une sur cinq mourra dans l’année suivante à cause des complications dues à cet accident.
Maintenir son squelette en bon état et préserver son capital osseux doit donc faire partie des priorités, en surveillant son régime alimentaire, en entretenant sa force musculaire, en travaillant son équilibre et en développant sa souplesse.


Auteur : Cathy Borie http://porteplume2a.com
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