Les problèmes de prostate

Le dysfonctionnement de la prostate est un problème récurrent chez l'homme après cinquante ans : bon nombre veulent l'ignorer, et attendent d'avoir une gêne grave pour consulter. Pourtant, deux hommes sur trois ont des problèmes de prostate. Quels sont-ils ? Comment les dépister ? Comment les traiter  ?

Les maladies possibles
L'adénome de la prostate : il s'agit d'une augmentation du volume de la prostate, dont les signes sont des difficultés pour uriner, ou bien des mictions fréquentes et peu abondantes, ou encore des envies pressantes d'uriner. Son évolution peut entraîner des complications comme des infections ou une rétention d'urine.
La prostatite : c'est une infection de la prostate, conséquence d'infections urinaires répétées ou d'une contamination sexuelle. Les signes en sont une fièvre élevée, des brûlures en urinant, des douleurs périnéales.
Le cancer de la prostate : c'est le cancer le plus fréquent chez l'homme après 50 ans. Son évolution est assez lente, et les signes cliniques apparaissent assez tardivement. S'il est dépisté précocement, les chances de guérison sont de 100%.

Comment les dépister ?
Les dépistages se font en consultation, en ayant recours au toucher rectal et à une recherche d'infection associée aux organes génitaux, ainsi que par palpation de l'abdomen. Des examens et analyses complémentaires comme une analyse d'urine, un prélèvement sanguin, une échographie, peuvent être pratiqués pour préciser le diagnostic. En cas de soupçon de cancer, le dosage sanguin du PSA est un examen fondamental : une élévation rapide de ce taux sur plusieurs mois est souvent révélateur d'un cancer, qui sera confirmé ou infirmé en pratiquant une biopsie.

Les traitements :
En ce qui concerne l'adénome de la prostate, plusieurs pistes peuvent être proposées : certains médicaments à base de plantes, prunier d'Afrique ou palmier nain d'Amérique, possèdent une efficacité inexpliquée mais bien réelle ; si une infection s'ajoute à la pathologie, des antibiotiques sont prescrits ; des alpha-bloquants peuvent aider à la miction ; un inhibiteur de la 5 alpha-réductase permet le réduction du volume de la prostate ; chirurgicalement, l'ablation de l'adénome est un traitement de dernier recours proposé quand les troubles sont très invalidants, car ses effets secondaires peuvent être l'éjaculation rétrograde et quelquefois l'incontinence.
La prostatite se soigne par antibiothérapie en quelques semaines. Si une gêne urinaire s'ajoute aux symptômes, antalgiques, anti-inflammatoires et alpha1-bloquants viendront compléter le traitement. Des conseils diététiques aideront le patient dans le cas d'une prostatite chronique ( diminution des épices et de certains autres irritants, augmentation des boissons ).
En cas de cancer avéré, le traitement sera fonction du stade de la maladie. Si le cancer est localisé, l'ablation de la prostate entraîne de très bons résultats, en ayant toutefois des complications possibles comme l'impuissance et l'incontinence dans certains cas. La radiothérapie est aussi efficace, avec les mêmes conséquences. Il faut toutefois savoir que des traitements adéquats peuvent aujourd'hui pallier ces inconvénients. Enfin, l'hormonothérapie permet de bloquer le développement du cancer pendant un certain temps.

Vous comprendrez aisément que la meilleure prévention est donc la régularité des examens cliniques de la prostate, à effectuer tous les ans dès l'âge de 50 ans. Il est souhaitable que, comme l'examen gynécologique est rentré dans les mœurs de la plupart des femmes, cet acte de prévention devienne une habitude chez leurs compagnons : leur santé, mais aussi une vie sexuelle sereine, sont à ce prix !

Auteur : Cathy Borie
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